La technique pour numériser ses films 8 mm (bobines)

Il se peut qu’en fouillant vos archives, vous avez découvert des petits trésors tels que des bobines 8mm cachés au fond du placard. C’est un réel plaisir de les retrouver et vous êtes impatient de revoir certainement les beaux souvenirs enregistrés à l’intérieur. Ce sont des supports sous formes de petites bobines argentiques très prisées à l’époque par les cinéastes amateurs. Le petit souci qui se présente c’est que vous ne disposez pas de lecteur pour les lire. Il faut donc opter pour la meilleure solution qui est celle de la numérisation. Il existe plusieurs techniques pour numériser un film de 8mm.

L’utilisation d’un scanner grand public

Pour rappel, le 8 mm standard ou Regular 8 ou Normal 8 est une petite bobine dont la largeur de la pellicule est de 8mm. La dimension d’image correspondante est de 4.9 x 3.6 mm, soit un rapport de 1.36/1. La première version muette fut lancée par Kodak en 1932 et c’est quelques années plus tard qu’apparaît la bande sonore. Pour le reconnaître sur le marché, le trou central de la bobine 8 mm est plus petit que celui du super 8. La longueur de la pellicule s’affiche en pieds ou en mètres.

Avec la technologie actuelle, la bobine peut être convertie sur plusieurs supports. On peut faire la numérisation de films 8mm sur DVD et sur clé USB.

Le scanner grand public est le petit appareil qui peut exploiter les bobines 8mm de moins de 60 mètres. Son utilisation est assez simple mais requiert un peu de patience et du temps. Avec ce système, on n’a pas besoin d’un ordinateur pour numériser. Il suffit tout simplement de charger le film 8mm dans le scanner et l’enregistrement se fait directement sur carte SD. On active ensuite la numérisation image par image avec une vitesse moyenne de deux images par seconde. Il faut alors 30 minutes pour numériser une bobine de 3 minutes.

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La technique de re-filmage

Il existe trois méthodes en général :

Projeter le film et re-filmer l’écran

Il faut avoir un projecteur en bon état pour lire la bobine 8mm et un caméscope numérique pour capter le film. On projette la vidéo sur un écran blanc de format A4 et on active le caméscope placé dans le même axe. Pour éviter l’effet de scintillement de l’image enregistré, il faut modifier la vitesse de défilement du projecteur à 16.6 images par seconde. Un réglage manuel du caméscope est nécessaire pour la netteté de l’image.

Le transfert avec condenseur

La réalisation est la même que celle citée précédemment mais cette fois on ajoute une lentille ou une loupe de 3 à 5 dioptries avec un diamètre de 12.5cm. Elle est placée dans le même axe entre le projecteur et le caméscope. Seulement, il faut remplacer la lampe d’origine du projecteur avec une ampoule de faible luminosité pour que le caméscope puisse capter sans difficulté les images.

Les méthodes « objectifs dans objectifs » ou par macro

On utilise toujours un projecteur avec une vitesse de défilement de 16.6 images par seconde et un caméscope. Mais ici, le projecteur est modifié à plusieurs niveaux. On remplace d’abord l’ampoule d’origine par une lampe de faible luminosité. Puis, il faut mettre un diffuseur de lumière entre l’ampoule et la chambre de projection du projecteur. Et pour que le caméscope enregistre une image plus nette, l’ancien objectif du projecteur doit être substitué par un neuf.

Avec un objectif macro équipé d’une bague allonge, certain caméscope professionnel peut filmer directement dans l’objectif. Cela est dû au fait qu’il n’y a rien entre le caméscope et la chambre de projection du projecteur.

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